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Les fées des chats …
Les fées des chats
Je vais vous parler de ces dames
Ces dames porteuses d’une belle âme.
Je les appelle les fées des chats,
Ces femmes discrètes que l’on ne voit pas.
Elles ont un cœur si gros
Que je tenais par ces quelques mots
A leur offrir ce cadeau.
Chaque jour, par tous les temps
Sous le soleil, la pluie, le vent
Elles vont d’un pas décidé
Nourrir leurs petits protégés.
Que ce soit le matin ou le soir
Joyeuses ou remplies de désespoir
Elles seront toujours là
Pour nourrir tous ces chats.
Elles sont leur rayon de soleil
Qui rendent leur vie un peu plus belle.
Elles leurs parlent, parfois les caressent
Elles leurs donnent un peu de tendresse.
Au fil des semaines, des mois ou des années
Elles ont lié avec eux des liens très serrés.
Quand elles arrivent tout doucement
Elles sont attendues avec engouement.
Les chats les attendent avec impatience
Pour avoir leur pitance.
Ces dames, les fées des chats
Leurs donnent le temps d’un repas
De l’amour, de la chaleur
Qui manquent tellement à leurs cœurs.
Moi je tenais à leur dire bravo
Et avec ces quelques mots
Leur tirer bien bas mon chapeau.
M BLED Poésie
La rue a un nom …
La rue a un nom
On dit que je vis là depuis quelques années. On dit que parfois je suis maigre, faible et pelé,
alors que d’autres fois, je suis plus gras avec un beau poil.
Je suis là, dans le caniveau, toujours prêt à prendre une caresse,
une poignée de croquettes des chats d’appartement du voisinage que l’on consent à m’attribuer.
Et puis c’est vrai, j’ai mes préférées, ces dames qui m’apportent du jambon à l’occasion,
à manger entre deux pneus. Chaque attention que l’on m’apporte
est une occasion pour elles de sortir, de discuter dans le quartier.
C’est simple, je fais partie du paysage, de cette rue qui porte le nom d’un notable,
moi le « meuble », la chose qui contribue discrètement, en bien ou en mal, à l’identité et à la vie d’un quartier,
le « sans-nom ».
L’innommable fait partie aussi de ma vie, c’est bien le sort de ceux que l’on ne nomme pas :
survivre aux os brisés, aux attaques de chiens, aux coups de pieds et empoisonnements.
Il y a aussi les rires malveillants de ceux que je dégoûte : je suis un reflet ordurier de la vie de quartier ?
C’est pourtant ici que je vis et je ne puis être le déchet de moi-même :
je suis celui des habitants, de ceux qui n’ont pas géré ma naissance et assumé mon existence.
Je vis dans la rue, je n’ai pas de nom.
Des nouvelles de Grignotte, adoptée en 2011
“Coucou, c’est gri(gn)otte ! Je vais bien voici quelques poses que mes maîtres on pu prendre. J’aime bien faire ma princesse. Au moindre miaulement mes maîtres me comprennent. Malgré l’arrivée du nouveau venu, je suis toujours autant bichonnée. Hé oui je ne suis plus seule mais ça me fait de la compagnie. On se chamaille hi hi c’est toujours moi qui ai le dernier mot. Faites pleins de papouilles à mes compagnons du refuge. À bientôt”

