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Vous aimez tous les chats (et pas seulement le vôtre) et la misère qu’ils subissent vous touche ?
Je vais tenter de vous expliquer pourquoi, si vous choisissez d’adopter un chaton donné par un particulier, vous vous rendez involontairement complice de la surpopulation féline et donc, de la misère et des euthanasies massives en refuges et fourrières.

Pourquoi certains animaux n’ont pas de foyer ?

Statistiquement, il y a en France 1 adoptant pour 3 chats.
Statistiquement toujours, chaque propriétaire de chat possède en réalité 1,55 chat.
Résultat : près de 50% des chats nés ou à naître n’auront pas de foyer.

D’où viennent ces animaux en excédent ?

Les chats vendus par les animaleries, les éleveurs, les associations, etc. sont tous identifiés par puce ou tatouage car la loi exige que cette opération soit faite par le cédant.
Les chatons donnés ne sont jamais identifiés parce que personne ne fait identifier une portée à ses frais pour la distribuer ensuite gratuitement à des inconnus.
Or, l’immense majorité des animaux trouvés errants ou abandonnés ne sont pas identifiés, ils viennent donc forcément des portées de particuliers.

Dans ce cas, pourquoi les particuliers font-ils naitre des chatons ?

Parce que ça les amuse, parce qu’ils ne veulent pas payer la stérilisation de leur chatte, parce qu’ils ne se rendent pas compte de la situation, parce qu’ils estiment que c’est naturel, et surtout, parce qu’ils savent qu’ils pourront les écouler sans trop de difficulté même sans respecter la loi sur l’identification dont tout le monde semble se foutre.

Comment contraindre les particuliers à cesser de faire naître des portées ?

La majorité des associations prônent la stérilisation systématique pour les chats de particuliers et exigent une loi pour la rendre obligatoire .
Cependant, nous savons tous que, si les lois sur la protection animale existent, elles ne sont jamais appliquées, par quel moyen alors contraindre les particuliers à cesser cette reproduction dramatique ? En ne leur permettant plus d’écouler tranquillement les chatons qu’ils font naître afin de libérer la place pour une nouvelle fournée.
Sans acheteur, pas de vendeur, c’est aussi simple que ça.

Pourquoi sauver un chaton d’association plutôt qu’un chaton de particulier puisqu’ils ont tous les deux le droit d’avoir une belle vie ?

50% des chats nés ou à naitre seront sacrifiés, et nous ne les sauverons pas tous.
Ne nous berçons pas d’illusions en pensant « je vais sauver ce petit né chez mon voisin qui menace de le noyer et une autre personne sauvera celui qui est en refuge »… Non, l’un d’eux mourra ou aura une vie de merde et c’est à vous de décider lequel.
Les « autres » ne peuvent pas tout et ne sont pas responsables de tout, chacun d’entre nous doit assumer ses choix
Soit vous choisissez d’adopter un chaton chez un particulier et soutenez le système qui génère surpopulation et misère en permettant au naisseur de fabriquer rapidement une nouvelle portée.
Soit vous adoptez en refuge ou association et vous soutenez le système qui lutte contre la misère en libérant une place pour la prise en charge d’un autre misérable déjà né.

Vous, l’adoptant, n’êtes pas responsable de la misère animale, mais vous devez choisir si vous souhaitez faire partie de la solution ou faire partie du problème. Nos actes ont des conséquences et nos choix ne sont pas anodins.

Vous ne voulez pas prendre le risque d’avoir un « coup de coeur » pour un chaton de particulier ?
C’est très simple, n’allez pas les voir, visitez un, deux, cinq refuges s’il le faut, allez trainer sur Seconde Chance où TOUS les animaux présentés sont des animaux d’associations, des centaines d’animaux de tous âges qui attendent un foyer partout en France.

Afin que les choses soient très claires, je peux vous le dire, moi aussi j’étais ignorante, moi aussi j’ai autrefois choisi la voie de la simplicité en achetant mes rongeurs en animalerie et en prenant mes deux premières chattes chez des particuliers.
Depuis que j’ai ouvert les yeux et compris, je n’ai plus eu dans ma vie que des chats de hasard, issus de refuges ou de la rue. Je ne porte aucun jugement négatif sur vos choix passés, j’ai fait les mêmes erreurs involontaires, mais nous serions impardonnables de recommencer maintenant que nous savons.

École du Chat (Mers-les-Bains)